l'art de la technique

 

LE SON & LA MUSIQUE

Confiée à François Olivier, un véritable artiste-technicien du son, cette approche surréaliste et fantastique apporte, comme au cinéma, un impact émotionnel très fort et presque inconscient.

Une bande son qui restitue la tempête dans les crânes comme éclatée sur le plateau, raconte dans un premier temps la perception décalée et obsessionnelle du fils. Presque fantasmée ! Les bruits de bouche, ceux de la cuisine commencent à changer de dimension. Le langage du son (sound design) de François raconte une part insondable des personnages : leurs surprises, leurs craintes et leurs espoirs.

L’objectif consiste ici aussi à créer un univers non réaliste qui traduit autant le monde intérieur que la réalité d’une existence.

Nées sous les doigts de Denis Uhalde, les compositions musicales tantôt minimalistes au piano, tantôt apaisantes ou parfois violentes empoignent le spectateur « mine de rien ». Elles nous baladent entre hésitations et coups de massue

LE DECOR

L’objectif consiste ici aussi à créer un univers à la fois classique (celui de la comédie contemporaine) mais non réaliste qui traduit parfois plus le monde intérieur que la réalité d’un lieu.

Cela passe par différents effets visuels. L’appartement, réalisé par Sandrine Lamblin, semble parfaitement classique au début. Mais lorsque la tension monte, il va révéler les peurs et les désirs de chacun. Les murs se mettent à vivre, les miroirs montrent des horreurs… 

Ainsi la métamorphose du décor où les objets changent d’apparence : meubles instables (la table s’anime toute seule), mains qui sortent des murs, miroirs qui reflètent d’autres vérités, plante morte qui renait, etc. Le fils le voit et le provoque malgré lui, tandis que sa mère ne s’en rend pas compte du tout.

LA LUMIERE

Créées avec Christophe Vaupré, les lumières évoquent de façon assez classique la comédie, homogène et douce.

Plus froides au départ, elles glissent peu à peu vers un monde chaleureux au fil de l’histoire, en particulier après le passage de Françoise, la copine de la mère.

Mais elles alternent également avec des éclairages plus contrastés, plus mystérieux au moment des « hallucinations » du fils. Là aussi, l’inspiration vient du cinéma noir et blanc souvent plus expressionniste.

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